NOMS ET LIEUX

HISTOIRE, GEOGRAPHIE et ONOMASTIQUE  de PUYLAUSIC

par André VERDIER, Janvier 2016.


Les observations qui suivent s’appuient sur trois documents :
- Un acte notarié de 1545, donnant la liste des habitants ayant signé ce document, ce qui suppose une certaine capacité de représentation ; il s’agissait probablement de chefs de famille propriétaires de leurs terrains.
- L’inventaire des propriétés et de leurs propriétaires lors de l’élaboration du Cadastre de 1687, soit 142 ans plus tard.
- Le dernier recensement accessible au public, ce qui suppose un délai de cent ans, à savoir celui de 1911 ; 366 ans le séparent du premier et 224 du second.

1545
Si l’on exclut le notaire, les témoins et les nobles de la liste des noms cités, on trouve quelque 112 chefs de famille, pour 48 patronymes. Beaucoup d’entre eux semblent comporter une particule, qui disparait dans les documents postérieurs.
Les plus nombreux sont les GESTA (12), les DAUBRIAC (10) et les BRUMAS (8).
Une vingtaine de sobriquets sont précisés.

1687
On y dénombre 133 propriétaires, pour 63 patronymes. Ils occupent 140 maisons, réparties dans 39 quartiers, y compris les 7 métairies du Château.
Les plus nombreux sont les GESTA (13) et les DAUBRIAC (9). Les deux étaient déjà là en 1545.
Les particules ont disparu. Les sobriquets restent : on en décompte une petite trentaine.
Il est intéressant de noter qu’on retrouve 20 des 48 patronymes de 1545.
Les quartiers les plus peuplés sont Las Bordes (23 feux), Naubriac (14), Laouat, La Houme et Le Burry (8), puis En Garosse, En Seignan, En Gachoutax et le Cap deu Camin (5), La Nègre (4) et enfin En Monge (3).

1911
Les décomptes sont ici plus complets, puisqu’on y dispose de la liste de tous les habitants. La population de Puylausic est alors de 375 habitants. Il y a une centaine de foyers, abritant le cas échéant des domestiques, 96 patronymes, 108 maisons réparties en 10 quartiers.
Quelque 16 patronymes existaient en 1687, dont la moitié, 8, déjà en 1545.
Les plus nombreux sont les BEYRIA (33), LAFFONT (18), BERTIN (15) et DAROLLES (14). Seuls les DAROLLES étaient là en 1545, accompagnés des DAURIAC (anciennement DAUBRIAC ?), GESTA, SANSAS et VERDIER.
 La Répartition des foyers s’établit comme suit : Village (22), Las Bordes (13), La Oume (12), Naubriac (10), Le Monge (9), En Marche (8), La Hourtanère (8), Le Plan (7), Laouat (7), La Pérère (6), En Marsaou (5).

Voici 7 noms de familles actuels qui existaient déjà à Puylausic en 1686 :

Beyria - Fauré - Darolles - Dupuy - Loubens - Seilhan - Viviez

Tous ne sont pas attestés continuellement depuis 330 ans.

Brique mystère

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Place Gilbert LAFFONT

    La place du village reçoit aujourd'hui le nom de place Gilbert LAFFONT, du nom de notre doyen qui s'est éteint en février 2017 à l'âge de 91 ans. Sa vie durant, il a tenu le café-épicerie du village, fondé par ses grands-parents vers 1890.  Il faisait les tournées dans les villages, il était aussi le correspondant du journal La Dépêche. Sa gentillesse était proverbiale. Il aimait à raconter ses souvenirs de la vie d'autrefois.
    Gilbert a offert à la commune le terrain qui est devenu cette place.


    La place : les anciens se souviennent que l'espace aujourd'hui vide était occupé par la maison du coiffeur Soubes, le fils du cordonnier.
   En 1830, cet emplacement était dominé par le Moulin à vent du Château, érigé en haut du talus.

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Le Passage VERDIER

C'est le nom du chemin qui fait le tour de l'église de Puylausic. Pourquoi  ?

    Le nom VERDIER est aujourd'hui éteint à Puylausic, mais c'est celui d'une très vieille famille. Plusieurs de ses membres ont compté dans l'histoire du village, parmi eux :
le curé DOMINIQUE Verdier a fait bâtir l'église actuelle sur un terrain offert par le châtelain DESCAMPS (1758). Il est enterré sous le maître-autel.
Son arrière-arrière-grand-père, JEAN, a réalisé le Cadastre de 1670, une archive encore en possession de la commune.
BERNARD, un fils de Jean, curé, a recopié à la même époque le manuscrit de l'accord, appelé aussi l'Instrument, passé en 1545 entre le Seigneur et les villageois.
Sous la Révolution, PIERRE Verdier a mis en sûreté le « trésor » de l'église (calice, ostensoir...) avant le pillage par une bande venue de Lombez.
AGNES Verdier, mère de Gilbert Laffont, épicière
ANDRE Verdier, 85 ans, cousin de Gilbert, vit en région parisienne. C'est à lui que nous devons une grande partie de ce que nous savons de l'histoire du village. Des recherches sur sa famille, il a tiré plusieurs nouvelles historiques et toute une documentation consultables à la mairie et ici.

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Tiens ! Voilà Houchet !

Connaissez-vous Houchet ? Non, bien sûr, puisqu'il est né il y a 160 ans.

C'était le père de la mère d'Odette RIQUET. Odette tient donc cette histoire de sa mère. Elle raconte.

 

Houchet s'appelait en fait Louis Saint-Criq et il avait des cochons qu'il allait vendre au marché de Rieumes.

Il y allait à pied, ça doit faire dans les 18 km, on n'avait pas peur de marcher dans ce temps-là.

Mais il fallait aussi faire avancer les cochons ! Pour cela, il avait sa technique : il tendait les bras et soufflait des "Houch ! Houch !".

C'était son cri à lui, Houch Houch, tout le monde le savait et le reconnaissait :

- Tiens, voilà Houchet qui passe...

 

Le surnom lui est resté, et sa maison est devenue chez Houchet, en Houchet.

 

C'est le nom qui figure aujourd'hui sur les cartes du très officiel Institut Géographique National.

 

Et voilà comment Odette a pour adresse le sobriquet de son grand-père. C'est très chic, n'est-ce pas ?

 

Bien des noms de lieux ou de personnes ont une histoire similaire, mais oubliée.

Merci Odette de nous faire partager cette jolie tranche de patrimoine !

 

Cette histoire est corroborée par le fait que le lieu-dit Houchet n'apparaît pas sur les cartes du 19ème siècle.

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La Maison Mystère

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Cette carte postale ancienne semble tirée d'une gravure représentant une très ancienne maison de Puylausic, désignée comme une ferme du 18ème siècle.

 

Qui sait la reconnaître ?


Janine et Evelyne ont reconnu

la maison PEYRON au lieu-dit En Marche, démolie en bien mauvais état dans les année 1960-70 pour être remplacée par une construction neuve.


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